Avant le rendez-vous
Le rendez-vous, issu de l’agenda du cabinet ou d’un connecteur Doctolib autorisé, déclenche un questionnaire. Motif, allergies, traitements et antécédents rejoignent le dossier pour vérification.
Le dentiste examine et explique. CodeN prépare le dossier, les documents et les actions qui en découlent, sous son contrôle.
Découvrir le cas testé ↘
01 / Le quotidien du cabinet
Le schéma dentaire situe le constat. La fiche d’acte sert à le coder et à le tarifer. Ces deux vues répondent à des besoins différents, même lorsqu’elles décrivent le même soin.


Extraits anonymisés d’un guide logiciel de 2019, p. 2 et 18. Ils illustrent un mode de saisie historique. Les offres ont évolué : certaines génèrent déjà des documents avec l’IA.
02 / Le produit
Le praticien décrit ce qu’il observe. L’agent relie les termes dentaires aux bonnes dents et faces, puis prépare une seule modification que le praticien peut relire.
L’interface visée réunit mâchoire, constat et note. Le praticien peut corriger à la voix, au clavier ou en cliquant sur une face.
La même information sert au texte clinique et à la représentation dentaire.
03 / Le parcours visé
Une même consultation relie l’agenda, les antécédents, le dossier et les documents remis au patient.
Le rendez-vous, issu de l’agenda du cabinet ou d’un connecteur Doctolib autorisé, déclenche un questionnaire. Motif, allergies, traitements et antécédents rejoignent le dossier pour vérification.
Après information et accord du patient, le praticien active le micro. L’écoute continue visée isole la parole, distingue les propos du patient des constats du dentiste et permet une pause à tout moment.
CodeN rassemble les constats, les soins proposés et les documents à préparer. Le dentiste corrige, valide ou écarte chaque élément. Le refus de l’écoute laisse la saisie manuelle disponible.
Parcours cible. Le test clinique documenté part d’un texte ; il ne valide ni l’écoute ambiante en cabinet ni une synchronisation Doctolib en production.
04 / Les suites de la consultation
CodeN vise à préparer les suites d’un soin dans le même dossier et à distinguer un brouillon, un envoi et sa réception.
Le moteur de facturation fonctionne en simulation interne. Les transmissions réelles, les signatures et les commandes externes dépendent des intégrations de production.
05 / Preuve produit · 27 octobre 2026
En 36, présence d’une lésion carieuse occlusodistale cavitaire, avec une sensibilité au froid rapportée par le patient.
Extrait du compte rendu fictif soumis en langage naturel, sans numéros de champs ni commandes techniques.
36Lésion sur les faces occlusale et distale.
46Dent absente, sans cause inventée.
31/32
41/42Tartre sur les faces linguales des incisives inférieures.
TexteLe compte rendu intégral conserve aussi les symptômes, les négations et la radiographie à prévoir.
Source : qualification interne CodeN, 263 tests ciblés réussis et compilation Windows. Essai réel du modèle sur base fictive, avec validation clinique simulée séparément. Ni étude clinique ni mesure de latence en cabinet.
06 / Le marché français
chirurgiens-dentistes en activité en France au 1er janvier 2026. Un praticien n’équivaut pas toujours à une licence achetée.
DREES · démographiede soins dentaires en cabinet libéral en 2024, prothèses comprises. Ce montant décrit l’activité de soins, pas le marché du logiciel.
DREES · comptes de la santé40 083 praticiens exercent en libéral exclusif ou mixte, soit 82,3 % de l’effectif. À 300 € HT par mois et par praticien, ce segment représenterait 12,02 M€ par mois, soit 144,30 M€ par an, avant toute hypothèse de pénétration. DREES · RPPS 2026
Sur la dépense de 2024 ci-dessus, la Sécurité sociale finance 36,0 %, les complémentaires 48,5 % et les ménages 15,5 %. Pour les soins remboursables, le taux courant est de 60 % de la base conventionnelle, sauf exception. Devis, cotation et suivi des remboursements font partie du travail quotidien. Assurance Maladie
Repère économique : dans les 400 cabinets clients de l’observatoire FIDUCIAL, les honoraires moyens étaient de 361 647 € en 2025. Ce montant précède les charges et ne mesure pas la volonté de payer pour un logiciel.
07 / Paysage concurrentiel
Les cabinets ont déjà un dossier patient, des habitudes de saisie et une chaîne de facturation. Une migration complète dès le premier jour serait un frein.
L’entrée proposée est plus étroite : réussir le compte rendu et son schéma dans un cabinet pilote, puis étendre les flux lorsque le gain de temps est mesuré.
Les concurrents avancent aussi : des assistants dentaires proposent déjà courriers, plans de traitement et pilotage vocal. CodeN doit prouver sa valeur sur la fiabilité des écritures et le temps net gagné.
GIE SESAM‑Vitale · Septembre 2026, catégorie Dentistes, vue par progiciel, 39 572 facturants. Indicateur d’usage en télétransmission, pas de chiffre d’affaires ni de nombre de cabinets. Plusieurs produits peuvent appartenir au même groupe.
08 / Modèle économique
Hypothèse centrale : 300 € HT par mois pour la suite intégrée. C’est un prix à tester en pilote, pas une moyenne de dépenses constatée.
Simulation à prix constant, sans remises ni attrition. Aucun revenu acquis n’est revendiqué.
48 690 praticiens × 300 € = 14,61 M€ par mois, soit 175,28 M€ par an. À 200 € et 400 €, le plafond annuel varie de 116,86 à 233,71 M€. Des licences partagées et les achats groupés réduiraient ce potentiel.
Repères de prix : une offre de gestion dentaire affiche 68 € par praticien et par mois. Un assistant IA spécialisé affiche 159 € HT en clinique et 229 € HT pour le premier praticien en offre cabinet. Périmètres différents : ces prix ne s’additionnent pas mécaniquement.
09 / Architecture et données de santé
Cible : micro activé avec l’accord du patient, témoin visible, pause et arrêt. Détecter les passages parlés réduit le volume audio à traiter.
Le modèle reçoit les éléments utiles du dossier et les outils autorisés. Une identité ambiguë appelle une question. Une donnée absente reste inconnue.
Le serveur contrôle patient, droits, sources et versions. Dans le test clinique, une seule validation inscrit ensemble le texte et les constats.
Le prototype utilise Qwen par API Scaleway sur données fictives. Pour le service en cabinet, CodeN vise une inférence privée de Qwen au plus près des données, dans un périmètre d’hébergement certifié HDS en France. Aucun déploiement HDS de CodeN n’est revendiqué aujourd’hui.
Avant usage réel : déterminer les bases légales, les durées de conservation et le périmètre de certification des prestataires ; évaluer les risques et, si nécessaire, réaliser une AIPD. ANS · HDS / HAS–CNIL · IA en soins.
10 / Investissement et commercialisation
Financer le passage du prototype à un usage quotidien, en commençant par les cabinets libéraux où le décideur utilise lui-même le logiciel.
Recruter une première cohorte de cabinets volontaires, via démonstrations au fauteuil et recommandations professionnelles. Chronométrer la clôture avant et après, sur des consultations comparables.
Tester le bruit, les négations et les changements d’interlocuteur. Mesurer les omissions, les corrections et le temps net après relecture. Viser moins de 30 secondes pour 95 % des actions simples.
Vérifier conversion au tarif cible, rétention et marge après inférence, hébergement et support. Étendre ensuite aux intégrations agenda, fournisseurs et facturation selon les accords obtenus.
À 300 € par mois, 15 minutes récupérées par jour sur 20 jours représentent 5 heures : le seuil d’équilibre est de 60 € de valeur récupérée par heure. Le pilote doit dire si ce temps est réellement disponible et utile.
Proposition aux investisseurs : une démonstration sur un cas de leur choix, suivie d’une revue du protocole pilote et des dépendances de mise en production.
11 / Références
Qualification Windows du 27 octobre 2026 : 263 tests ciblés et un essai Qwen réussi sur données synthétiques. La maquette illustre la direction d’interface. Le pilote payant, le prix et la diffusion nationale sont des hypothèses commerciales.